11.10.2008

la schématique de performance...

medium_schema_maul_vincent.jpg
Aujourd'hui, je vais vous révéler un secret.
Approchez-vous de votre écran pour que personne ne nous entende.
Au risque de m'attirer la foudre de la grande confrérie des entraineurs et autres stratèges de notre sport merveilleux, je vais briser le silence, faire exploser l'omerta tactique séculaire, un peu comme si Gérard Majax - sur un coup de folie- nous avouait le secret du lapin sorti du chapeau.
Je vous sens déja en haleine, bien sur vos appuis, tous les sens en eveil, assoiffé de mystères...
Je vais vous dévoiler les secrets d'une Tactique, d'une Combine, d'une Ruse d'indien; je vais vous donner les clés,le sésame pour percer les murailles défensives les plus hermétiques à côté duquel le Cheval de Troie reste un modeste piège à con.
Aujourd'hui, vous saurez tout de la: "POPO",ce graal mythique sur lequel de nombreux coaches se sont cassé le sifflet, cette combine qui n'est restée qu'un songe pour des générations de 3/4, cette arlèsienne ovale qui a sucité les débats les plus avinés , passionnés.
Tout d'abord, comme son nom l'indique, la "popo" est un lancement de jeu concernant les lignes arrières (il existait une variante avec le 5 de devant mais le shéma a été égaré dans un vieux grimoire, sous les voutes d'une cave d'un chateau cathare aujourd'hui détruit, lors d'une troisième mi-temps mémorable après la victoire de St Andéol les aillasses contre Villeneuve de chtougatte dans les années 1210 (c'était de la soule)
Comme je l'ai dit plus haut, tout commence derrière.
Les plus anciens shémas parlant de la "popo" ont été retrouvés en Ardèche, dans la grotte Chauvet (-35000 ans avant notre ère), une ébauche de croquis a été signalée en corse mais après étude, il s'agissait en fait d'un shéma d'attaque de la perception d'un village (dont je tairais le nom - je peux quand même pas tout balancer) par le FLNC canal Bucolique. On trouve aussi une trace orale de la "popo" dans une intervieuw du regretté Roger Couderc, dans un document ORTF  jamais diffusé sur le rugby (remplacé au dernier moment par la piste aux étoiles).
L'avantage de la Popo se situe dans le fait que personne ne la connait, qu'on ne peut jamais la rater par ce qu'on ne la tente jamais. Elle a été annoncé plusieurs fois (notament lors du dernier STADE FRANCAIS/BOURGOIN où si l'on regarde bien au ralenti, sur l'essai emmené par la chistéra de PARISSET, HERNANDEZ, sur le temps de jeu précédant, procède a une mimique du visage dévoilant sans équivoque l'annonce de la "popo", à moins que ce ne soit que parce qu'il s'était coincé la couille gauche dans sa coquille de protection).
Bref la "popo" traverse le temps sans prendre une ride et sans pour autant faire marquer d'essais...pour l'instant.
Voilà.
Alors, ça vous en bouche un coin non?

09.10.2008

errances...

medium_A464MDWCAD213QMCAK759O2CAF6KQOJCADDB0GHCATT1NDOCAKQ6JTKCAKCVCT0CAZSOGE3CA012MDDCAXWJUUUCAB91AMNCA5QOA5MCALOLP64CA3FTM9MCA30IXZ0CAEW0TC0CAV9QY02CADA9TM4CAV5F66O.2.jpg
Sacré Pierrot, tu me l'avais pourtant dit, et je ne te croyais pas...
J'avais les meilleures intentions, sûr que j'allais m'y tenir, sûr que j'alimenterai régulièrement mes chroniques, que je relancerai tous les ballons, que j'attaquerai de notre en-but, qu'on se ferai plein de passes... et puis...que dalle, nibe, nada, j'ai tapé en touche, comme un vieil arrière anglais dans ces matches du tournoi qu'on perdait 9 à 6,qui finissaient sans qu'on ai l'impression qu'ils aient commencé. Je t'ai laissé tomber comme un veille paire de chaussettes rayées, trouées au bout, fatiguées d'être enfermées dans des chaussures trop cramponnées, comme une vieille paires de chaussettes de la ZRTO*(on en reparlera une autre fois) que j'ai retrouvé par hasard au fond du tiroir de ma mémoire.
Voilà, je reviens donc sur la pelouse, un peu honteux, comme après un carton blanc, ou jaune. Mes 10 minutes furent un peu plus longues, c'est tout.
Du côté de mon Ardèche, les affaires ovales ont donc repris. Les "leçons de tango"** également, par la même occasion.Les chaudes semaines estivales sont déjà loin, les goulées de "fiumuccicoli" ne sont qu'un souvenir plein de soleil, seule Evelyne Delhiat, toujours impeccable, fait ressurgir un peu de mélancolie, quand elle nous annonce vers 20h45 un bon 24° à Ajaccio alors que le brouillard humide enveloppe mon village.
C'est le rentrée quoi.
Je pensais à tout ça hier soir, soir d'entrainement, quand après le départ du dernier joueur, toujours le même d'ailleur, je suis allé éteindre les vestiaires, balayant du regard les patères et les bancs, une douche tentant desespérement d'arrêter de couler sur un flacon de shampoing abandonné et vide, la moiteur laissant ses traces sur les miroirs embués, mes pas raisonnants dans cette sacristie vide, dans l'attente de nouvelles grand-messes... Je pensais donc à tout ça, le regard errant, quand je les ai vues, trainant dans le coin gauche du vestiaire,au fond, à demi enroulées, comme deux couleuvres dans leur etreinte nuptiale, dans une mince flaque d'un séchage trop rapide...je les ai vues ces chaussettes...ces chaussettes rayées...ces chaussettes oubliées...
c'était mes chaussettes, c'était mes souvenirs, c'était ma ZRTO.
*ZRTO: zaz rugby team organisation
**Voir le premier article

19.05.2008

32ème de finale

medium_david-goliath.jpg
Hier, dimanche 18 Mai, mes "Noureev" ardéchois ont gagné le droit de continuer leur route printannière vers le graal national du monde ovale. Même si pour nous, tout cela reste pure imagination, car nous savons bien que les probabilités que nous nous en approchions restent homéopathiques...
Au delà du résultat, les moments vécus lors d'une telle rencontre, devraient-être classés au patrimoine de l'humanité. Je sais, je m'emballe, je suis égoiste, je devrais penser aux vaincus et à tous les autres humains qui se foutent complètement que Privas ait battu Gignac en 32ème de finale du championnat de france honneur de Rubgy à 15 (et oui, il y a l'autre aussi). Mais la victoire était si improbable aux vues des forces en présence, qu'elle n'en est
que plus savoureuse...
Je vous ferais grace des considérations techniques et, à la fin de la rencontre, je me suis isolé au milieu de l'arène encore toute chaude des combats juste terminés et j'ai regardé le "moment", les larmes de joies, celles de tristesse, les regard perdus des colosses vaincus, les sourires des épouses fières de partager la vie de garçons valeureux, les courses affolés des enfants dans cette prairie à l'accès enfin autorisé, et surtout cette fraternité incarnée par toutes ces épaules fourbues mais liées, dont on se demande bien à ce moment ce qui pourrait les ébranler.
Alors mon coeur a tremblé...sans oublier qu'en d'autres endroits, la terre aussi, capricieuse, a fait d'autres ravages, et que finalement elle se moque bien que Privas ait battu Gignac...