09.10.2008
errances...

Sacré Pierrot, tu me l'avais pourtant dit, et je ne te croyais pas...
J'avais les meilleures intentions, sûr que j'allais m'y tenir, sûr que j'alimenterai régulièrement mes chroniques, que je relancerai tous les ballons, que j'attaquerai de notre en-but, qu'on se ferai plein de passes... et puis...que dalle, nibe, nada, j'ai tapé en touche, comme un vieil arrière anglais dans ces matches du tournoi qu'on perdait 9 à 6,qui finissaient sans qu'on ai l'impression qu'ils aient commencé. Je t'ai laissé tomber comme un veille paire de chaussettes rayées, trouées au bout, fatiguées d'être enfermées dans des chaussures trop cramponnées, comme une vieille paires de chaussettes de la ZRTO*(on en reparlera une autre fois) que j'ai retrouvé par hasard au fond du tiroir de ma mémoire.
Voilà, je reviens donc sur la pelouse, un peu honteux, comme après un carton blanc, ou jaune. Mes 10 minutes furent un peu plus longues, c'est tout.
Du côté de mon Ardèche, les affaires ovales ont donc repris. Les "leçons de tango"** également, par la même occasion.Les chaudes semaines estivales sont déjà loin, les goulées de "fiumuccicoli" ne sont qu'un souvenir plein de soleil, seule Evelyne Delhiat, toujours impeccable, fait ressurgir un peu de mélancolie, quand elle nous annonce vers 20h45 un bon 24° à Ajaccio alors que le brouillard humide enveloppe mon village.
C'est le rentrée quoi.
Je pensais à tout ça hier soir, soir d'entrainement, quand après le départ du dernier joueur, toujours le même d'ailleur, je suis allé éteindre les vestiaires, balayant du regard les patères et les bancs, une douche tentant desespérement d'arrêter de couler sur un flacon de shampoing abandonné et vide, la moiteur laissant ses traces sur les miroirs embués, mes pas raisonnants dans cette sacristie vide, dans l'attente de nouvelles grand-messes... Je pensais donc à tout ça, le regard errant, quand je les ai vues, trainant dans le coin gauche du vestiaire,au fond, à demi enroulées, comme deux couleuvres dans leur etreinte nuptiale, dans une mince flaque d'un séchage trop rapide...je les ai vues ces chaussettes...ces chaussettes rayées...ces chaussettes oubliées...
c'était mes chaussettes, c'était mes souvenirs, c'était ma ZRTO.
*ZRTO: zaz rugby team organisation
**Voir le premier article
17:02 Publié dans ça recommence... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Les commentaires sont fermés.