22.01.2008
Premiers pas

En préambule, j’aimerai vous dire que ma présence ici est liée à celle de Pierrot la Tombal, joyeux épicurien, qui manie la poésie des mots avec autant de brio qu’il maniait le cuir (et oui, c’était du cuir et non pas cette matière inhumaine, froide, sans âme, ne réagissant même pas au moindre soubresaut climatique et hygrométrique tel que l’on peut voir aujourd’hui). Avec l’ami Pierrot, nous formions la paire à une époque où, malgré un physique commun (quoiqu’élégant), jouer au rugby ne menaçait aucunement notre intégrité physique et où il n’était pas inconscient de penser pouvoir rester vivant 2 mi-temps entières. Les assauts de la tectonique des pectoraux, biceps et autres quadriceps (dont d’ailleurs nous étions très peu pourvus) ne dictaient pas encore leur loi. Les calendriers n’étant pas encore à la mode...
Pierrot, ces premières lignes… te sont dédiées.
Me voilà donc parmi vous, sur la piste, sous vos yeux rugbyphiles, dans ce nouveau Parc des Princes entoilé, prêt à dévoiler mes états d’âmes les plus intimes, au centre de cette agora virtuelle, comme si nous avions déjà imbibé nos maillots de la même sueur, comme si on se connaissait depuis des lustres, comme si on se connaissait depuis l’essai à 3 points.
On a pu lire plus haut : Professeur de Tango. N’y voyez là aucun lien avec la rythmique binaire et syncopée inventée dans les bas-fonds de Buenos Aires, vers les années 1900, à travers laquelle le peuple argentin s’extériorisait et oubliait les dures réalités quotidiennes (faut-il croire que depuis, ils aient trouvé mieux, quand je repense à la valse que l’ami Pichot et son Bolchoï sud américain nous ont proposé lors de la dernière joute mondiale de Septembre). De Tango disais-je, tout simplement car il se trouve que je suis à heures perdues « cornac » d’un groupe de bipèdes dont l’occupation principale est de courir après (ou avec ) un graal ovale ; il se trouve que ces joyeux gladiateurs n’ont rien choisi de mieux pour se reconnaître que de revêtir leur glorieux poitrails d’une tunique de couleur tango (orange pour les novices) qui , vu notre niveau, nous assimile plus à des travailleurs de la DDE qu’aux illustres Narbonnais de l’époque héroïque où la suprématie nationale se limitait à une confrontation départementale avec le voisin biterrois.
Bref, me voici donc parmi vous, j’y viendrai le plus régulièrement possible épandre mes états d’âne (sans aucun rapport avec mes oreilles ni aucune autre partie de mon anatomie). Mes références au passé ne sont ni des élans de nostalgie et de mélancolie, ni de la gloriole d’ancien combattant ; ce ne sont que des sources d’humeur, d’humour et d’amour.
La prochaine fois je vous parlerez de : « ces chers disparus »
17:35 Publié dans préambule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Bienvenu mon Peck!
Après nos discussions enflammées de ce week-end, j'étais sûr que tu allais nous faire un petit coup comme ça!
J'aimerais quand même apporter un petit rectificatif à tes souvenirs... S'il est vrai que la nature ne t'a pas vraiment gâte le jour où elle a distribué la belle musculature...Je me dois de préciser pour tes excellents et futurs lecteurs, qu'en revanche, moi! J'étais comme qui dirait son "petit chouchou"! Les yeux brillants des jolies spectatrices nous le démontraient tous les week-end...Pardonne moi mais il est absolument nécessaire que ton excellent blog démarre sur la base d'une sincérité absolue!
Je serai d'ailleurs toujours là pour éviter que tu débordes un peu trop sur l'extérieur...
Ici, je suis le seul à avoir le privilège de divaguer!
Je t'embrasse!
Ecrit par : pierrot la tombal | 22.01.2008
Les commentaires sont fermés.